Entreprise

Le travail

Le mal-être psychologique au travail: fléau social et sanitaire ?

Le stress

Le massage sur le lieu de travail

Le masseur

 

 

Le travail

Le travail, l’emploi, la profession, le métier, que l’on en ait ou pas, est une fonction importante de notre existence qui répond, en partie, à notre raison d’être dans un système social établi.

Il occupe une part importante de notre temps pendant environ la moitié de notre vie.

Nous passons en moyenne ¼ de notre temps annuel (2100 h/an) pendant la moitié de notre vie (40 ans), dans les moyens de transport et au travail (pause déjeuné comprise).

Le travail définit notre représentation et notre niveau social, dans l’enceinte de l’entreprise (relations homme/femme, relation entre collègues), et dans notre intégration à la société (relations au monde extérieur).

Mais cette occupation primordiale et indispensable n’est pas si simple. Après avoir passé une grande partie du premier quart de sa vie à en entendre parler et à si préparer,  il faut, après l’avoir trouvé, le découvrir et si intégrer.

Si le travail peut être et doit être un lieu d’épanouissement, d’accomplissements personnels et de réalisation de groupe, il n’en reste pas moins aussi une occupation « obligée », pour vivre économiquement, qui crée des situations de rencontre avec des personnes non choisies (collègues, employés, supérieurs hiérarchiques, clients) et avec lesquelles sont établies des relations à tendance conflictuelles (économique, hiérarchiques, commerciales).

Alors, la vigilance est de mise afin de garder ou de restaurer un bien-être collectif et individuel pour la bonne santé de chacun et la bonne marche de la société.

Le mal-être psychologique au travail:

fléau social et sanitaire ?

Depuis quelques années, les questions du bien-être au travail, de la gestion du stress, du bonheur

en entreprise sont devenues des problématiques fondamentales. On parle de plus en plus d’épanouissement au travail, des questions liées au mal-être psychologique, au stress, qui porte plusieurs noms selon les formes qu’il prend : burn-out, bore-out ou encore brown-out…

Pourquoi ces questions sont-elles fondamentales ? Et combien cela coûte-il à la société, aux entreprises et aux salariés ?

Mal-être psychologique au travail : un modèle social et professionnel déséquilibré ?

Plusieurs raisons expliquent le développement du phénomène de mal-être au travail : d’abord, par rapport aux années 1970, nous sommes passés à une économie beaucoup plus incertaine. La crise économique et financière, la montée du chômage, la précarisation du travail rend l’emploi plus difficile psychologiquement. Ainsi, aujourd’hui l’insécurité économique et les difficultés financières et monétaires affectent beaucoup de français. D’après l’étude Qualité de vie et Bien-être de l’INSEE, et selon une étude DARES, 24% des salariés déclarent s’inquiéter de perdre leur emploi…

D’autre part, le monde du travail se transforme et d’une certaine façon, la pression sur les salariés augmente. Les salariés sont de plus en plus souvent des cadres ou des salariés ayant une certaine autonomie de travail mais aussi des responsabilités plus fortes. En 1990, seuls 10% de la population étaient des cadres (2,3 millions de personnes), aujourd’hui ils sont 18% (5.2 millions de personnes). Dans ces emplois, on attend des salariés qu’ils soient plus proactifs que jamais, qu’ils prennent des risques, qu’ils s’engagent sur des objectifs et qu’ils ne comptent plus leurs heures.

Ainsi, toujours d’après la DARES, un employé sur deux travaille dans l’urgence, et 35 % des travailleurs reçoivent des ordres ou indications contradictoires dans le cadre de leur travail. Près d’un tiers des salariés considèrent leurs relations de travail comme étant des sources de tension. 64% des salariés (74% des cadres) déclarent devoir s’interrompre régulièrement pour effectuer des tâches imprévues dans leur travail, ils sont 30% à estimer qu’ils n’ont pas l’autonomie nécessaire pour régler eux-mêmes les incidents et blocages dans le cadre de leur travail.

Mal-être psychologique au travail : quand le travail déshumanise

En plus de ces facteurs organisationnels, beaucoup de salariés notent que le monde du travail aujourd’hui manque d’humanité et de réels liens humains. Plus d’un tiers (36%) des actifs déclarent ainsi qu’ils manquent du soutien ou de la coopération de leurs collaborateurs (ou hiérarchie) et qu’ils n’ont pas l’impression de faire vraiment partie d’une équipe. 27% estiment également qu’ils manquent de reconnaissance au travail au quotidien. La notion de “relation humaine” au travail semble se déliter au profit d’une notion de “ressource humaine”. Et pourtant elle est le facteur numéro 1 du bien-être et de la bonne ambiance au travail !

Mais ce n’est pas tout : il semble que le monde professionnel soit déconnecté des dimensions émotionnelles : 31% des actifs déclarent être obligés de cacher leurs émotions et de “faire semblant” au travail. Ils sont aussi 18% à devoir “éviter de donner leur avis” dans le cadre professionnel. Résultats, moins d’un salarié sur deux (44%) estime que son travail est un moyen de s’épanouir dans la vie. Près d’un salarié sur 10 déclare qu’il doit effectuer au quotidien des tâches qui sont contraires à ses valeurs !

Dans ces conditions, difficile d’imaginer que les salariés puissent s’épanouir dans leur travail, dans leurs relations de travail.

Le coût social et économique du mal-être au travail

Et ce mal-être psychologique, contrairement à ce que l’on pourrait penser, est loin d’être un problème anodin. Il coûte même très cher ! Une étude menée par Gabriel et Liimatainen en 2000 a mis en évidence que les problèmes de santé notamment psychologiques, engloutissent 3 % à 4 % du PIB au niveau européen. En France, d’après l’INRS, le stress et le mal-être psychologique représenteraient près de 1,6 milliards d’euros de dépense pour la sécurité sociale, soit près d’un cinquième de toutes les dépenses de la branche “Accidents du Travail et Maladie Professionnelles” de la sécu ! Le stress professionnel représenterait au total plus de 60 % des journées de travail perdues au niveau de l’Union européenne.

Absentéisme, baisse de la productivité, baisse de l’attention et de la motivation, mais aussi diminution de l’intégration des équipes et de l’engagement des salariés : le stress au travail peut avoir des conséquences importantes sur les entreprises et sur leur performance. Les conséquences du stress peuvent aussi aller plus loin et affecter la santé physique des salariés et leur capacité à faire correctement leur travail.

Le stress

Le stress n’est pas un ennemi. C’est la réaction nécessaire du corps lui permettant une adaptation efficace face aux événements extérieurs. Cet état ne doit durer qu’un certain temps, et sa résolution sera générée par l’adaptation du corps au retour à son état normal d’équilibre. La situation se complique lorsque le stress subi est trop long, voire continu. Le corps ne peut plus revenir à son équilibre initial et il s’ensuit un état d’épuisement physiologique, mais aussi psychologique.

Le bien-être au travail : des outils existent.

Les conditions difficiles subies par toute ou partie des personnes réunies sur un même lieu de travail génèrent ce stress quotidien et malheureusement inévitable. Chacun d’entre nous le gère, avec plus ou moins de succès, en employant les méthodes les plus variées et les mieux adaptées. Une certitude est indéniable. Quelles que soient les techniques employées, il faut mettre en place les outils nécessaires apportant l’aide à la gestion de cet état. Le stress des salariés reste encore trop négligé ! Encore trop peu d’entreprises ont réellement mis en place une vraie stratégie de bien-être au travail permettant à leurs salariés de décompresser vraiment.

Il s’agit avant tout de changer de modèle, de proposer un management différent, bienveillant, qui se focalise sur l’épanouissement en général. De mettre en place les outils nécessaires apportant le bien-être physique, permettant la décompression et revalorisant l’entreprise aux yeux du salarier.  Pour se sentir bien sur son lieu de travail, le salarié doit ressentir son utilité à l’ensemble dans le respect de son unicité. Il se place alors dans un paradigme global de responsabilité qui œuvre pour le bien de l’entreprise. Des techniques adaptées, effectuées sur le lieu de travail, obtiennent aujourd’hui une reconnaissance indéniable comme faisant partie des outils efficaces répondant à cette demande de lutte contre le stress au travail.
Parmi ces pratiques, les massages font partis des outils existant pouvant permettre d’apporter un bien-être individuel avec une résonance importante sur l’ensemble du collectif.

Le massage sur le lieu de travail :

Le massage apporte des bienfaits :

  • Physique, par la diminution des douleurs dues au travail pénible ou aux mauvaises postures.
  • Physiologique, grâce à la réduction du stress et des douleurs qui en incombent, à la contribution d’un état de bonne humeur et d’une sensation de repos durable intervenant directement sur l’appréhension au travail et le relationnel aux collègues.
  • Psychologique, de  part la prise de conscience d’une importance individuel dans l’enceinte du groupe, grâce à l’attention qui est porté à l’individu par l’entreprise au travers du soin dispensé.

Les pratiques de différents massages proposées aux choix du salarié sont adaptées aux lieux, aux circonstances et aux besoins. L’organisation et le temps d’intervention sont ajustés en fonction des possibilités et des besoins de l’entreprise (1/2 heure par mois et par salarié est préconisée).

Les massages proposés sont :

  • Massages énergétiques habillé sur table
  • Massages aux huiles du dos ou des jambes
  • Réflexologie plantaire

Suivant la demande et le besoin, le massage peux devenir un massage combiné utilisant plusieurs techniques des pratiques ci-dessus énumérées auxquelles peuvent se rajouter le choix de l’huile ou l’utilisation de moxas, de billes magnétiques et autres.

Le masseur

Le massage sur le lieu de travail demande au praticien-masseur, en plus du savoir-faire technique, des aptitudes en phase avec les valeurs du milieu dans lequel il doit exercer.

Compréhension des besoins et de la finalité de l’ensemble, discrétion et confidentialité, faculté d’adaptation aux particularités (lieu, espace, heures ou temps de séance,…) sont autant de qualités qui lui permettront de s’intégrer et d’agir auprès de chaque personne et d’apporter l’objectif individuel recherché dans le but collectif.